TAR (Trail des Aiguilles Rouges) – 56km – 4018m D+

Rendez-vous en cette fin septembre 2014 pour mon deuxième objectif Trail de l’année: le Trail des Aiguilles Rouges (TAR) à Chamonix.

Arrivé le Vendredi 26 en début d’après-midi sur Chamonix Vincent et moi en profitons pour faire un tour au centre et se poser tranquillement à l’air avec un super soleil ! Les discussions autour du choix de la tenue, du matériel, vont bon train … « Va-t-il faire froid ? Chaud ? Goretex ? Départ en long ? Court ? » Après une après-midi sympa, nous retournons à l’appartement non loin du centre de CHX !

Après une soirée sympa et une première nuit plutôt calme, nous attaquons un bon petit dej avant de retourner au centre de la ville pour se balader ! En début d’après-midi nous en profitons pour récupérer nos dossards assez tôt et faire quelques boutiques avant d’aller se poser dans un champ et …… ne rien faire ! Aprèm repos et détente !

 

 

 

 

 

 

 

 

La fin d’après-midi est consacrée à la préparation et validation de nos sacs ! Et oui pire que des femmes… Le temps d’accrocher nos puces, compléter nos sacs de ravitos, revoir la checklist.. Nous voilà prêt !

Après un petit repas et surtout une courte nuit, le réveil sonne à 2h30. La sonnerie du téléphone pique bien les yeux !! Après un bon petit déjeuner et quelques derniers préparatifs, nous voilà vers le départ à 4h00 … Le froid est au RDV ! Après un court briefing, le départ est donné à 4H30 ! Pas de musique mais un décompte pour « lâcher les fauves » !

Nous partons dans le dernier tiers du peloton, à notre rythme ! Pas de stress, la course sera encore assez longue… Nous voilà parti dans les rues de Chamonix pour rejoindre la première montée vers la Flégère et le lac blanc. Il fait un bon froid sec, comme annoncé la journée promet d’être très belle (enfin au moins pour la météo !). La montée se fait à bon rythme et on arrive assez vite à la Flégère puis au lac blanc (que l’on ne voit absolument pas vu qu’il fait nuit noir). Nous arrivons à rester groupés. Jusqu’ici tout va bien ! Le jour commence à se lever (j’atteins le Lac Blanc en 02h10).

Notre trio (Joris, Vincent et moi) aborde la première descente vers le ravito après un scan du dossard. Cette descente est plutôt technique au début, il faut faire attention ! En peu plus bas dans une épingle, je croise un magnifique bouquetin à même pas 1m de nous… Il ne semble pas du tout perturber. Le temps d’une photo et me voilà reparti (merci aux deux coureurs devant moi qui m’ont prévenu de sa présence). J’arrive après cette descente au premier ravito du Buet (atteint en un peu moins de 3H00 pour un prévisionnel de 3h40). Recharge de mes gourdes (sel et boissons), un peu de fromage, un peu de sucré histoire de reprendre des forces avant la grande montée !! Je profite de la présence de la compagne à Joris pour discuter un peu et attendre mes deux compatriotes alsaciens. Quelques minutes plus tard, les voici ;). Malheureusement je commence à vraiment me refroidir. Je décide donc de reprendre mon petit bout de chemin en espérant les retrouver d’ici quelques kilomètres !

J’attaque donc la montée vers le col de Salenton (1200 m de D+ en 7km). Le début de la montée se fait sur bon chemin et le rythme est encore bon. Je me sens bien et remonte pas mal de places. Au bout d’un moment j’arrive au refuge de Pierre à Bérard (mais pas de ravito ici, il nous faudra encore attendre !).  A partir de là les choses vont se compliquer.. J’aborde une montée technique dans de gros blocs de pierre ! Cette magnifique montée va laisser des traces pour la suite. Heureusement les paysages de rêve me font oublier la difficulté de l’ascension !! Après un dernier effort, j’arrive en haut et décide de faire une petite pause ravito perso ! Cette pause me permet d’admirer les paysages magnifiques… Je suis relativement content car je n’ai pas perdu de places dans cette montée. J’arrive au commet au bout de 5h30 de courses (pour 5h41 prévue, je suis un peu en avance, mais ne trainons pas).

Après ce col j’attaque une belle descente. J’essaye de me ralentir et de ne pas trop m’emballer car il reste encore quelques kilomètres !!! Après cette belle descente roulante, le sentier en balcon est super sympa et permet de belles relance. Les paysages sont vraiment incroyables ! C’est vraiment un truc de dingue et avec cette météo nous ne pouvions pas espérer mieux. Le ravito semble loin, j’ai un coup de moins bien ! J’ai vraiment hâte de pouvoir me poser un peu après cette partie plus ou moins plane ! J’essaie suivre un couple pour me motiver et ne pas trop ralentir. Ça y est, j’arrive au 2ème ravito : le refuge de Moede Anterne (6h35 de course pour une prévision en 7h05, pas si mal finalement). J’en profite pour bien m’alimenter et boire ! J’essaye de retrouver un peu d’énergie pour la suite en mangeant des produits « plaisir » ! Je sais que la partie suivante va être compliquée !! Je repars tranquillement dans la descente avec quelques bouts de pain et fromage (après 10 minutes de pause).

La descente est très glissante et boueuse mais ne dure pas très longtemps puisqu’on attaque ensuite la montée vers le Brévent. Aïe, le Brévent !! Je retrouve un peu d’énergie (sans que ce soit le top) et je fais une montée correcte en suivant un petit groupe d’Allemand. Je commence à me sentir seul … Je décide d’envoyer un petit SMS à ma femme pour lui donner des nouvelles (elle avait également une course de 5km en Alsace avec ses copines !). Mes écouteurs sur les oreilles avec une bonne playlist, je continue ma montée ! A quelques kilomètres de la montée, histoire de compliquer un peu les choses nous avons même droit à des échelles !

Après un dernier effort, j’arrive au ravito du Brévent en 09h00 de course (pour 09h23 prévue : j’étais un peu optimiste sur l’estimation de cette portion bien technique). Je décide de me poser à quelques mètres des stands pour profiter de la vue imprenable sur le Mont-Blanc ! Le temps de prendre quelques verres de Coca, fromage, pain et pâtes de fruits. J’ai gagné quelques places depuis le dernier ravito. Je prends mon temps aussi ici pour bien remplir mes gourdes.. Il commence à faire chaud ! La vue est juste magnifique avec les glaciers et le Mont-Blanc au loin, je n’ai plus envie de repartir. Une pancarte indique l’arrivée à 11km avec 200m de D+ et 1900 m de D-. Aïe, la descente va faire très très mal ! Je commence à redouter l’arrivée de crampes !

Nous descendons ensuite sur un sentier en lacet. Le rythme me convient très bien, je préfère continuer ainsi plutôt que de risquer les crampes en augmentant mon allure en descente ! Après environ 500m de D- une nouvelle (et dernière) montée nous attend vers l’Aiguille des Houches 200m plus haut. Arriver en haut, nous pouvons apercevoir le bas de la vallée … et c’est impressionnant, il reste du chemin avant d’arriver à Servoz ! Aller c’est parti pour la dernière descente. Il y a des passages bien raides ou c’est droit dans la pente : mes cuisses commencent à me faire souffrir !! J’essaie de courir mais ce n’est pas tout le temps évident. La dernière descente dans la forêt devient interminable ! Les cuisses sont très douloureuses !! Enfin j’arrive sur le bitume, la fin est proche. Après quelques centaines de mètres dans Servoz je franchis la ligne d’arrivée en 11h03 et en 218ème place.

Après une bonne douche et raclette entre amis, nous avons dormi comme des bébés !! Le lendemain fut réservé au repos et rangement des affaires avant le retour en Alsace !

Bilan : Course magnifique avec des superbes paysages. Ce trail est quand même bien technique et difficile ! Pour ma part satisfait de ma performance tout juste trois semaines après le THK de 54km / 2000m de D+ ! Une expérience au top dans un secteur magnifique ! Un peu déçu d’avoir perdu mes deux compagnons de course (toujours plus sympa de courir et partager ces moments ensemble), mais nous rattraperons cela lors de la prochaine course. Heureux que nous sommes 3 finishers 😉 Pas de soucis physiques particuliers (pas de crampes ou gros bobos) !

Vivement le prochain trail long !

Par | 2017-10-03T22:06:45+00:00 octobre 28th, 2014|Récit de course|0 commentaire

Laisser un commentaire