La Montagn Hard 2018 version Moins Hard

La Montagn Hard ! En voilà une course de montagne qui porte bien son nom. Elle s’enroule autour du Mont Joly sur un parcours de 120 km pour un dénivelé positif plutôt impressionnant d’environ 11 000m de D+. Le ratio distance/dénivelé étant important, cette course ne laisse pas beaucoup de répit aux jambes…

Retour sur cette première participation à la Montagn Hard spéciale 10 ans ! Plus qu’une course, une vraie nouvelle aventure pour moi avec des moments très marquants ! Pas simple de mettre des mots sur ce dossard, mais je vais essayer de partager mon ressenti !

L’avant départ de la Montagn Hard

Malheureusement ce dossard se fera sans la petite famille, contraintes boulot oblige. Je pars donc avec mes parents qui feront l’assistance sur quelques points stratégiques ! Nous partons le jeudi matin direction Chamonix puis les Contamines sous la pluie.

montagn hard contamines

Une fois sur place la météo n’est pas plus sympa ! Nous décidons de ne pas nous arrêter sur Cham et de nous réfugier dans un resto aux Houches. Petit plat léger d’avant départ, histoire de prendre des forces : une Leffe et une escalope savoyarde, frites ! On est bien !!!!

Montagn hard repas2

Nous irons ensuite récupérer les clés de l’appart à Saint-Gervais avant de décharger nos affaires. S’en suivra une petite balade dans le village des Conta pour décompresser et rester tranquille.

Le lendemain, soit le vendredi du départ, nous allons nous balader au Mountain Store de Passy avant de récupérer le dossard de cette Montagn Hard à Saint-Nicolas de Veroce. La récupération se fait très rapidement et en toute simplicité… Pas de chichis, pas de vérifications de sacs, etc. Cela fait vraiment plaisir. Je récupère donc mon dossard en 2min chrono !

montagn hard dossard

montagn hard recuperation dossard

Nous retournons ensuite à l’appart, pour essayer de dormir. Pas simple de se reposer en plein après-midi !! Après deux heures de repos, il est temps de me lever, de re re re re re vérifier mes sacs et prendre mon dernier repas chaud pour les prochaines 24 heures ! Nous passons à table vers 21h ! Ambiance plutôt studieuse. Après ce dernier repas, il est temps de se préparer et prendre la route vers Saint-Nicolas de Veroce pour me rendre au départ de cette temps attendue Montagn Hard !

Nous arrivons 45 minutes avant le départ. Pas grand monde pour le moment et déjà une belle ambiance sur cette Montagn Hard. Café, boissons chaudes (il ne fait que 11 degrés) sont proposés par l’organisation.

montagn hard 2018 depart

Nous sommes ensuite invités à nous rendre dans le sas de départ : il est 23h50, à quelques minutes du départ Olivier, le directeur de course annonce la canicule lors de son briefing de course ! Pas très folichon comme prévisions et ça se lit sur nos visages, mais au moins le décor est planté !

 

Départ – Les Plans (21,5km – 3h25 – 1450m D+)

Ça y est ! Cette dixième édition de la Montagn Hard est lancée. Je sais que nous allons y passer la moitié de la nuit, la journée et normalement la nuit suivante, si tout va bien. Je me place vers la fin du peloton. A ce stade nous sommes 230 au départ de cette Montagn Hard.

montagn hard depart

A peine sortie du charmant petit village de Saint-Nicolas de-Véroce, nous attaquons la première côte, droit dans la pente. Je débute prudemment cette première ascension de 900m de D+. L’idée est d’être le plus régulier possible pour essayer d’aller au bout. L’ambiance est conviviale, nous sommes vraiment sur une course de montagne à l’ambiance très familiale.

Malgré la fraicheur de la nuit, l’enchaînement des (grosses) montées et des (grosses) descentes se fait plutôt bien. La première partie n’est pas technique et se fait sur des sentiers larges. Nous avons ensuite droit à une courte partie de bitume vers le Planettlet avant d’attaquer la seconde montée vers Le Mont-Joux. Pour l’instant tous les indicateurs sont aux verts ! Heureusement nous ne sommes qu’à l’échauffement… Nous attaquons ensuite la descente vers le premier ravitaillement aux Plans ! Il est 3h25, j’arrive au ravito…

montagn hard les plans

Content de trouver des bénévoles aux petits soins et un ravito 5 étoiles. Le jambon du pays est excellent. Du sucré, du salé… Un vrai petit déjeuner continental… C’est un vrai plus dans une course comme celle-là de se dire que ces ravitos vont nous remettre le plein d’énergie. Mon papa aura fait la route en pleine nuit sacrifiant son sommeil ! Sympa de le voir ici.

 

Les Plans – Les Toilles (32km – 5h20 – 2250m D+)

La montée suivante dans les bois se passe plutôt bien. J’ai l’impression d’en garder sous le pied sans me faire doubler. En prenant un peu d’altitude, nous avons droit à un spectacle magique de la lune qui éclaire quelques sommets…

montagn hard nuit

A ce stade, je cours avec la seconde féminine (Blandine) qui a bon rythme ! Nous entamons la descente relativement roulante. Je me fais badger à l’entrée du ravito des Toilles. J’en profite pour prendre des forces, manger une bonne soupe et remplir mes flasks déjà presque vides ! J’avale quelques bouts de bananes et repars en direction du Prarion.

 

Les Toilles – Bionnassay (43,5km – 7h24 – 3180m D+)

La montée sur le Prarion offre un superbe premier point de vue sur la vallée de Chamonix. La vue est dégagée et grandiose !! Le Mont Blanc et l’aiguille du Midi sont visibles et se dressent devant nous. Le single est très sympa. Il n’y a pas foule, je progresse seul avec en ligne de mire, un seul coureur au loin.

montagn hard 2018 prarions

Je prends beaucoup de plaisir sur cette montée même s’il commence déjà à faire bien chaud ! Cela n’annonce rien de bon pour la suite. Une fois au somment, nous redescendons vers le ravito de Bionnassay.

montagn hard plateau prarions

La descente se passe bien : une première partie au milieu du domaine skiable des Houches, puis un long passage en sous-bois très agréable. Je croise quelques concurrents, mais dans l’ensemble les places sont « attribuées ». J’arrive ensuite à l’entrée du ravito ou il n’y a pas grand monde ! Plutôt calme. J’en profite pour discuter avec mes parents qui ont fait le trajet ainsi que Bubule du forum Kikourou (bien connu pour ses roadbooks et guides suiveurs). Après quelques minutes de pause, je repars en direction de Bellevue.

montagn hard ravito bionnassey

montagn hard ravito

Bionnassay – Houches Lavouets (49,5 km – 8h50 – 3630m D+)

Je repars à nouveau seul sur ces sentiers. La montée est plutôt agréable et s’effectue sur un single. Ça monte bien mais il n’est pas technique. Une fois au sommet, je fais une petite halte pour avaler quelques fruits secs (ananas et raisons) devant l’hôtel, puis je file tout droit dans la descente. La descente est plutôt longue jusqu’au Lavouets. Le temps me semble long car je n’ai croisé personne depuis le précédent ravito à Bionnassay ! Une fois aux Houches, je croise mes parents qui ont fait le chemin ! Cela fait du bien de les croiser avant de remonter vers le Mont-Lachat !

montagn hard les houches

Houches Lavouets – Mont Lachat (54,5km – 10h05 – 4470m D+)

Comment résumer cette montée ?! Elle est longue, elle est dure et il fait chaud !! Le début est bien ombragé (et boueux) puis devient de plus en plus raide et exposée ! Je commence à souffrir de la chaleur.

montagn hard mont lachat

Heureusement la vue est exceptionnelle. Une fois le Mont-Lachat passé, j’entame une descente bien casse pattes sur un single très creusé ! La vitesse est réduite et pour la première fois j’utilise les bâtons en descente !! A ce stade je touche le fond de ma poche d’eau.. Je suis déjà à sec !

montagn hard 2018 mont lachat sommet

 

Mont-Lachat – Chalets de Miage (62km –12h33 – 4940m D+)

Nouvelle étape de cette aventure : direction le ravito de Miage. Pour cela le parcours emprunte un single en balcon très fréquenté par les randonneurs qui font le TMB (tour du Mont Blanc)… Un peu trop de monde à mon gout en cette période mais je ne vais pas jouer le difficile ! Après 3-4km j’arrive à proximité de l’impressionnante passerelle qui permet de franchir le torrent descendant directement du glacier de Bionnassay ! Ce « petit ruisseau » semble débiter des milliers de m3/seconde. Vraiment content de le voir de jour, car lors de mon dernier passage (TDS 2017) il faisait encore nuit !

montagn hard pas bionnassey

montagn hard pass bionnassey

Quelques bénévoles de la Montagn Hard nous encouragent avant d’enchainer la montée suivante qui nous mènera 800m plus haut, au col du Tricot !! J’ai de plus en en plus de mal à avancer, la chaleur est étouffante et mes réserves de flottes sont à secs depuis quelques kms maintenant : il va falloir gérer pour limiter « la casse ». J’arrive péniblement au col avant de replonger sur le ravito de Miage situé à 3km en contre bas. Je l’ai en visuel, mais pour y arriver, une descente infernale de 500 D- qui serpente en lacets m’attends. Les quadris commencent à piquer. Le rythme de progression est relativement lent pour de la descente car il faut se retenir pour ne pas prendre trop de vitesse. Une fusée me dépasse : c’est le futur vainqueur du 60 km parti 6h après nous !!!

montagn hard miages

J’arrive enfin au ravito de Miage… Malgré la chaleur et le coup de chaud, je garde de l’avance sur mes estimations ! Je profite de ce ravitaillement pour me poser dans l’herbe, à l’ombre d’un 4×4 ! Que c’est bon pour les jambes !!! Les bénévoles de cette Montagn Hard sont encore et toujours aux petits soins.

montagn hard ravito miages

Je décide de prendre mon temps pour me re hydrater et surtout manger… Je reste sur mon 1/3 de coca pour 2/3 d’eau avec jambon, TUC, fromage et soupe ! Malheureusement, une bonne partie ne restera pas dans mon estomac lors de la prochaine montée. Je profite également de la présence de mes parents pour recharger mon sac et prendre une autre boisson.

montagn hard ravito miages 2

 

Chalets de Miage – Armancette (70km –14h20 – 5690m D+)

 

Je repas une fois de plus avec la seconde féminine. A la sortie du ravito, nous remontons vers le Truc situé à quelques centaines de mètres au-dessus de Miage. Je commence à accuser le coup malgré de bonnes jambes. Je me sens toujours aussi faible et n’arrive plus à m’hydrater correctement…

montagn hard chalets de miage

Une longue descente cassante sur une piste de 4×4 qui semble ne plus en finir joue avec mon mental. Malgré la descente ombragée, la chaleur est de plus en plus étouffante ! J’en arrive à espérer une montée pour changer un peu de rythme. Et, sans prévenir, au détour d’un virage à gauche, dans un bois, la pente s’inverse. C’est parti pour 4 km de montée, direction Armancette.

Cette montée est dans la continuité du profil de la Montagn’Hard, ça monte bien !  Malgré mes douleurs de bide et manque de pêche, j’avance à bon rythme et double quelques coureurs du 60km. Heureusement nous trouvons un peu plus d’eau sur cette nouvelle portion de parcours!

montagn hard Armancette 2

 

Armancette – Refuge de Tré-la-Tête (74km – 15h05 – 5960m D+)

Après une petite heure de montée, nous braquons à droite direction un sentier en balcon qui offre un superbe point de vue sur la vallée du Val Montjoie en contrebas. Dire qu’il va falloir descendre tout ça…Pour l’instant, il faut reprendre de l’altitude pour enfin arriver au refuge de Tré-la-Tête.

montagn hard tre la tete

montagn hard tre la tete

Il est 15h passé. L’occasion de découvrir le fameux bagnard qui propose un verre de bière à tous les coureurs… Une superbe attention de l’organisation de cette Montagn Hard! J’en profite… Au point où j’en suis, mon estomac ne risque plus grand-chose, ça passe ou ça casse : « la bière du bagnard qui réveille les papilles » qu’il disait !!! et effectivement, je confirme elle fait du bien !

montagn hard biere bagnard

montagn hard biere ravito

Le point de vue est magnifique. J’en profite pour me poser 5 minutes en espérant trouver « un second souffle ».

 

Refuge de Tré-la-Tête – Le Pontet (80km – 16h20 – 5960m D+)

montagn hard descente

Après quelques minutes de pause, je reprends la route qui s’annonce difficile et relativement technique. J’ai prévu 1h/1h30 pour rallier les « Conta ». Après cette descente technique, entre rochers et racines, j’arrive tant bien que mal à Notre-Dame-de-la-Gorge et ses chutes d’eau incroyables.

montagn hard notre dame de la gorge - Copie

Je ne suis pas au mieux… Toujours des problèmes gastriques et un gros manque de pêche. Je subis la course depuis presque 4 maintenant ! Cela commence à faire long en plus de la fatigue : le mental en a pris un coup. J’attends avec impatience le ravito et base de vie du Pontet pour tenter de repartir d’un bon pied ! Mes parents m’attendent à ce ravito, ce sera l’occasion de me regonfler le moral, du moins je l’espère. En attendant, la chaleur est toujours présente et ne diminue pas !

montagn hard ravito 2 pontet

Une fois arrivé au camping, je me fais badger et vais m’assoir à l’ombre ! La sensation est très bizarre, l’impression d’être au milieu d’un champ de bataille avec de nombreux soldats à terre (voir morts)… Je profite de mon assistance perso pour essayer de me reposer. Je soigne mes pieds, recharge mes ravitos, essaye de boire et surtout de manger. La soupe ne passera pas, mais l’assiette de pâtes fait plutôt du bien ! Je prends mon temps. 15 mn, 20 mn, 30 mn.

montagn hard pontet

Je ne sais plus exactement, je suis vidé à ce stade. Mais il faut repartir ! Je me laisse l’ascension du Mont Joly pour voir comment va évoluer mon estomac et voir si je continue cette belle et dure aventure. Je me lève, remets en ordre mon sac, salue mes parents et reprends mon petit bout de chemin.

 

Le Pontet – Bifurcation avec en fond la montée au Mont-Joly (85,5km – 19h20 – 6550m D+)

La traversée est Conta est la partie la plus roulante de ce parcours ! Une fois traversé, j’attaque la montée. Celle-ci se fait dans le dur. J’ai l’impression de ne plus avancer et n’arrive toujours pas à m’hydrater correctement malgré mes différents tests (boisson sucrée, salée, coca, eau).
La bifurcation se profile dans ma tête ! Une évidence s’impose à moi depuis quelques longues minutes, je ne vais pas pouvoir continuer dans cet état, la route est encore bien longue avec une nouvelle nuit « dehors ». Je vais devoir me contenter d’une boucle de 92km pour 6800m de D+ pour cette première participation à la Montagn Hard ! ça grimpe plutôt fort jusqu’au chalet. A mon arrivée à cette fameuse bifurcation tant redoutée, je vais voir le secouriste pour annoncer mon souhait de bifurquer… Celui-ci essaye de me convaincre de continuer car, « j’ai l’air pas trop mal ». Il en profite pour m’annoncer que je suis 35ème du 120km à ce stade ! Plutôt pas mal, mais malheureusement quand la tête n’est plus là il est compliqué d’envisager de repasser une nuit dehors !

montagn hard mont joly

Je reste donc sur ma décision de tourner à droite plutôt que d’affronter ce Mont-Joly ! Décision difficile pour moi, mais qui je pense s’imposait. Les 3.5 km de descente se passent plutôt bien. Sensation très bizarre car j’arrive à trouver une bonne allure avec presque 90km dans les jambes alors que j’ai bifurqué ! Pleins des questions et de doutes ! L’arrivée à Saint-Nicolas de-Véroce est étrange. Je m’imaginais une autre arrivée. J’ai réalisé une boucle de 19h45 pour finalement rejoindre le banc des finishers de la « petite boucle ». Mais l’arche est passée. J’échange ensuite quelques mots avec les organisateurs qui nous considèrent tout de même comme étant Finisher !  Je passe ensuite récupérer une bière qui n’a pas vraiment le goût de la victoire.

 

Flash-back et détails sur cette fameuse bifurcation du kilomètre 60/90 de la Montagn Hard avec une petite description donnée par un organisateur :

C’est le moment mythique de la MH100 (enfin 120 cette année) : le Moment de Vérité, l’Heure des Braves.

Imagine : tu viens de faire un peu moins de 90 kilomètres et dans les 6800 de D+. Tu en es à 16-20h de course (enfin, si tu es un humain normal). Tu viens de monter 650D+ bien raides qui se terminent par un chemin de 4×4 plein de cailloux, qui ressemble à un mur. Déjà, aux Pontet, tu étais grillé, cramé, détruit.

Tu arrives sur une crête, y’a une petite tente, deux bénévoles.

A ta gauche, le Mont-Joly, en plein soleil, étouffant et menaçant, avec une crête qui ne semble plus en finir. On dirait qu’il y a un poteau de télésiège. Haut. Très haut.

Et là tu sais qu’il est possible de tourner à droite dans le pré tout mignon qui descend gentiment, tu descends 3 petits kilomètres et hop, y’a la bière, l’abreuvoir pour te tremper, des pââââââââtes ! et le DoDo.
Si tu tournes à gauche, y’a 700D+ supplémentaires (dont 300 où il faut mettre un peu les mains), puis 1200D-, puis un départ dans la pampa beaufortaine lointaine, voire même dans le département de la Savoie. T’en as pour la nuit et la matinée qui suit, tu vas en chier, y’a peut-être de la neige, des loups, des marmottes en chaleur, des dahus, voire même quelques chambériens qui rôdent.

Si tu as une once de cerveau encore en état de fonctionner, tu tournes à droite.

Vala, c’est ça « la bifurcation du 60/90 de cette Montagn Hard » 

 

En discutant avec le PC course et quelques bénévoles, j’apprends que cette très exigeante 10ème édition de la Montagn Hard a fait des ravages ! beaucoup d’abandons avant mi-course.

Au final seuls 47 dossards arriveront à boucler la boucle complète (sur 230 partants). En lot de consolation, l’organisation a créé un second classement pour les coureurs comme moi, ayant bifurqués au 90ème km. Je prends la 7ème place et second de ma catégorie !! C’est beau de faire un podium sur un semi-échec !

montagn hard 2018 classement

 

Et pour finir

Dimanche matin, je me réveille dans mon lit douillet et repense à la course et les quelques coureurs qui sont encore dehors ! Le temps est toujours magnifique. La nuit a été bonne et reposante. Malgré tout, j’ai ce sentiment d’inachevé. L’impression de ne pas avoir été au bout de moi-même. Le mental m’a lâchement abandonné. Pourtant, j’ai tout de même réalisé 92km, 6800m de D+ en 19h46 … mais le compte n’y est pas. J’étais parti pour 120 km et 11000 D+ (enfin plus proche de 140 km si l’on regarde la carte en détails).

Il va falloir en tirer et leçons et corriger les quelques problèmes rencontrer. Malgré tout, de très nombreux points positifs lors de cette belle ballade qui vont me servir pour l’UTMB.

Une chose est certaine, je reviendrai me mesurer à cette Montagn Hard hors norme (en 2019) et cette fois : « C’est décidé, je tourne à gauche !!! »

Bref … Une organisation parfaite, une ambiance hyper conviviale et familiale, une météo sans nuages (!!!) et un parcours fantastique : NE CHANGEZ RIEN (ou peut-être juste baisser le thermostat de quelques degrés) !

montagn hard finisher oxygene68

Et pour finir un ENORME merci à mes assistants sur cette Montagn Hard : mes parents ! La mission n’était pas simple et pas reposante. Entre les passages à 3h du mat, les quelques heures de voiture sur routes étroites et les randos pour rejoindre le parcours (notamment celle entre les Conta et Miage !) il fallait être motivé et endurant !

Par | 2018-07-16T17:04:04+00:00 juillet 16th, 2018|Récit de course|1 Comment

Un commentaire

  1. Scherrer 16/07/2018 à 9:18 - Répondre

    Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne mais dans la façon de la gravir !!!!!!!!!!!!!
    Nous garderons de beaux souvenirs de ces moments passés ensemble.
    Merci de nous avoir fait partager cette expérience
    Tes parents

Laisser un commentaire